Voilà, voilà. Retour de Bella sur le net, il était temps entre parenthèses xD Je veux pas faire ma rabat-joie en publiant un devoir, mais je viens de finir de l'écrire et je suis assez contente de moi.
En fait, je devais écrire la situation initiale d'une roman policier.
Elle devait faire une page, et j'en ai quatre (mais bon, c'est pas grave xD)
J'aimerais quand même avoir l'avis du peuple alors voilà, cadeau.
En fait, au début j ne savait pas trop quoi écrire. Alors, j'ai eu l'idée du siècle, j'ai inventé une suite à mon roman "Forever". Donc c'est les mêmes personnages, les mêmes lieux, mais c'est passé du roman d'amour au roman policier. Je devrais écrire la suite de ça tiens xD, juste pour voir ce que ça donnerais.
Enfin, voilà, si la lecture vous tente...
Retour à Avalon.
J'avais loué une petite Peugeot rouge à l'aéroport de Salerne, et depuis, je roulais bon train sur la nationale qui menait à Avalon.
Un chaud soleil d'été brillait dans un ciel bleu et limpide, sans la moindre trace de nuage.
Une heure plus tard, je quittai la grande route pour emprunter des petits chemins à flanc de falaise qui tombaient en à-pic vers la mer. J'ouvris en grand ma fenêtre pour profiter du vent marin chargés d'iode, et des derniers rayons du soleil qui commençaient doucement à descendre derrière l'horizon.
Ce retour à Avalon me laissait une impression étrange. Dix ans auparavant, j'avais parcouru cette même route dans deux sens différents. A l'allée, j'étais à côté de ma tante du côté passager, et je voyais la vie en gris et en noir. Au retour, deux semaines plus tard, je me trouvais la tête appuyée contre l'épaule d'Alex, le garçon qui avait changé ma vie pour toujours.
C'est pour ce même garçon que je revenais aujourd'hui en Italie. Il allait se marier demain, et j'étais malheureusement invitée. Au moins, je pourrai enfin revoir ma famille. En effet, la s½ur de ma mère, Alice, s'était mariée à un avocat italien, Alessandro Amorreti, peu après un divorce assez houleux. Ils avaient une fille, Irina, et un petit garçon, Pedro. Enfin, je dis petit car la dernière fois que je l'ai vu, il était âgé de cinq ans et moi de quinze. Je me réjouissais à l'avance de tous les revoir !
Enfin, lorsque le soleil eut disparu complètement, et que des étoiles commencèrent à piqueter le ciel, j'aperçus au détour d'un tournant la maison de mon oncle : La villa di Avalon. Elle avait été nommée ainsi en raison de son lieu de construction. La maison et son parc avaient été bâtis au sommet s'un pic rocheux qui surplombait le petit village côtier d'Avalon. Je me promis d'y aller faire un tour une fois le mariage terminé. J'avais sans doute vécu les plus beaux jours de ma vie entre ces petites maisons aux murs blanchis à la chaux.
Au loin, la villa brillait de mille feu, et je me surpris à ressentir de l'exaltation à l'idée de tout retrouver : ma chambre avec vue sur la mer, la piscine, les fleurs et les orangers, l'immense bibliothèque et la maison en elle-même, démesurée et magnifique en même temps, avec ses immenses colonnades, ses murs ocres et ses tuiles marrons.
Lorsque j'engageai ma voiture sur l'allée de graviers blancs qui menaient à la maison, je me retrouvai emportée dix ans en arrière. Comme cette fois-là, les orangers qui bordaient le chemin étaient en fleurs, et l'on avait allumé toutes les lumières du parcs. La pelouse émeraude impeccablement tondue et les massifs de fleurs, bleus, rouges et oranges n'en étaient que plus beaux. On aurait presque dit que c'était les fleurs elles-mêmes qui brillaient...
Je devais être la dernière invitée à arriver car il y avait déjà une vingtaine de véhicules garés devant la maison.
J'inspirai un grand coup avant de sortir de ma voiture. Une brise tiède fit s'envoler mes longues boucles cuivrées que j'avais décidé ce soir de laisser lâchées. J'avais revêtu pour l'occasion une robe blanche à corset, et mis le collier qu'Alex m'avait offert avant mon départ dix ans plus tôt. J'étais persuadée qu'il n'avait pas oublié. Le pendentif en argent massif, représentait un lys, ma fleur préférée, dont le c½ur était ornée d'une pierre bleu turquoise comme mes yeux.
Je levai le regard vers la villa. Les rosiers qu'Irina et moi avions plantés le long des murs de la façade étaient tout simplement splendide à présent. Certains même enlaçaient les colonnades devant l'entrée. A l'étage, les fenêtres étaient toutes obscures, seules brillaient celles de la grande salle à manger au rez-de-chaussée. J'allais toquer à la grande porte d'entrée en chêne quand une voix que je ne connaissais que trop bien retentit derrière moi :
- Violaine ?
Je me retournai d'un bond, la main sur le c½ur. Un grand jeune homme blond me faisait face, une cigarette à la main, impeccable dans son costume bleu nuit. Si ses épaules étaient à présent plus carrées et les traits de son visage plus anguleux, je le reconnus tout de même grâce à ses yeux bleus comme le ciel qui n'avaient quant à eux pas changés.
- Alex ! m'exclamais-je en courant me jetant dans ses bras.
J'avais vingt-cinq ans, mon geste devait sans doute être très puéril, mais je m'en moquais bien. En riant, le jeune homme écrasa sa cigarette sous son talon et me serra avec force.
- C'est bon de te revoir princesse, fit-il en passant un bras autour de mes épaules et en m'emmenant à l'intérieur de la maison.
Le hall d'entrée était identique aux souvenirs que j'en avais. Le sol était recouvert d'un damier de dalles en marbre blanches et noires, les mêmes tableaux étaient accrochés aux murs couleur crème, et au fond du hall, c'était toujours le même imposant escalier de marbre blanc qui montait au premier étage.
- Ca rappelle des souvenirs tout ça, pas vrai ? s'enquit mon compagnon.
J'avais le c½ur et la gorge trop serrés pour lui répondre, et je crois qu'il le comprit. Il poussa doucement la porte à double battant qui s'ouvrait à notre droite, et nous pénétrâmes dans l'immense salle de réception des Amorretis. Trois immenses tables en chêne recouvertes de nappes immaculées avaient été disposées en U pour accueillir tous les convives. En arrière-plan, un feu rassurant brûlait dans l'immense cheminée de marbre noir, et par les baies vitrées, à travers les tentures pourpres, on pouvait voir la pleine lune s'élever dans le ciel.
Si mes hauts talons avaient fait un bruit d'enfer sur les dalles du hall, ici, sur la moquette rouge sang, ils ne firent pas le moindre bruit. Il faut dire aussi qu'il régnait dans la pièce une effervescence assez bruyante. On s'interpellait, on mangeait, on buvait, tous ça dans une entente cordial qui faisait plaisir à voir.
- Je suis en retard ? demandais-je, un peu confuse.
- D'une heure oui, plaisanta Alex, mais tu es pardonnée ne t'en fait pas.
Je cherchai du regard la jeune fille qui aurait pu correspondre à une fiancée sur le point de se marier, mais je ne trouvai personne.
- Alex, je sèche, laquelle est ta future épouse ? demandai-je en riant.
Le jeune homme fouilla la salle des yeux et fronça les sourcils.
- Tiens, elle a du se lever de table quand j'étais dehors. Peu importe, je te la présenterai plus tard. Tu viens ? Je vais te conduire à ton siège.
En parfait gentleman, il me présenta son bras et m'emmena vers la table centrale ou siégeait déjà toute ma famille. Au milieu, il y avait Alessandro, impossible de s'y tromper. Les années n'avaient pas réussi à lui enlever la force qui émanait des ses yeux émeraudes, et ses épaules larges.
A sa droite, Tante Alice bien évidemment, toujours aussi jolie avec ses longs cheveux dorés relevés en un savant chignon et ses yeux azur qui brillaient comme deux pierres précieuses dans leur écrin de velours.
A la gauche d'Alessandro, Irina. Les années avaient embellis ma cousine jusqu'à la rendre presque méconnaissable. Ses cheveux ébènes tombaient délicatement sur ses épaules dénudées et ses yeux noisette brillaient de plaisir lorsqu'ils croisaient ceux du jeune homme assis à côté d'elle. Lui aussi, je l'aurais reconnu entre mille !
Malgré ses vingt-sept ans, Lorenzo ne s'était toujours pas séparé de son pot de gel, et ses cheveux bruns se dressaient toujours en piques sur sa tête. Ses yeux bleus presque gris pétillaient toujours de malice.
A coté de lui, il y avait un jeune adolescent, je le regardai avec insistance. Son visage me disait quelque chose, mais... Soudain, l'évidence me frappa : Pedro ! C'était mon neveu, copie conforme de son père avec ses cheveux foncés en bataille et ses yeux émeraude.
En me voyant, tous se levèrent de table d'un même mouvement, ce qui fis sursauter les autres convives. Ce furent les retrouvailles les plus émouvantes de ma vie. Je passai dans les bras de tous le monde sans vraiment réaliser ce que je faisais. Ma tante avait les larmes aux yeux, et Pedro ne tenait plus en place.
- Bienvenue à la maison Violaine, murmura a cousine en me serrant tous contre son c½ur.
C'est à ce moment-là que nous entendîmes le cri. Un hurlement terrifié qui nous fis tous frissonner. Lorsqu'il se tut, un silence de mort s'installa dans la salle, plus personne n'osait bouger.
A côté de moi, je vis les yeux d'Alex s'agrandirent d'effroi alors qu'il murmurait :
- Oh mon dieu, Lindsay...
En un rien de temps, il se précipita vers la porte. Après nous être consultées du regard un bref instant, Irina et moi le suivîmes, tandis qu'Alessandro essayait du mieux qu'il pouvait de rassurer les invités.
Courir avec des talons hauts n'est pas chose aisée, et Alex eut tôt fait de nous distancer. Nous montâmes quatre à quatre les marches de l'escalier, traversâmes tout le premier étage, et ralentîmes devant la dernière porte. La seule du couloir qui était ouverte. A pas prudents, nous entrâmes dans la pièce, et nous arrêtâmes sur le seuil pétrifiées.
La scène que j'avais sous les yeux étaient des plus horribles. Alex était à genoux par terre, le corps d'une jeune fille blonde serrée contre sa chemise blanche maculée de sang. Ses épaules était secouées de sanglots étouffés, et son visage était ravagé de larmes. Il n'y avait personne d'autre dans la chambre, et l'unique fenêtre était close.
Je mis un moment à assimiler ce que je voyais, mais quand Irina se jeta dans mes bras en pleurant, et que la tête de la jeune fille tourna vers moi un regard sans vie, je compris.
Cette fille était la fiancée d'Alex, et on venait de l'assassiner d'un poignard en plein c½ur, la veille de son mariage...